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* L'année 2007 a reçu, comme l'année précédente,
des pluies d'abondance normale. Elle a connu un été spécialement
pluvieux, expliquant, pour les débits des rivières, des niveaux
de basses eaux et d'étiages exceptionnellement abondants,
qui n'avaient jamais été relevés au cours de plusieurs décennies
de suivi par le réseau hydrométrique.
* La qualité des cours d'eau, d'après le réseau de
mesures (" Réseau 56 "), a décelé des altérations modérées, en particulier
à la faveur des débits d'étiages importants et qui ont dilué les
rejets : azote ammoniacal témoignant d'une bonne épuration sauf
en quelques points influencés par des rejets urbains ou industriels,
situation moyenne pour le phosphore en raison de rejets domestiques
ou industriels, matière organique (DCO) notamment dans des retenues
touchées par l'eutrophisation.
* Les nitrates ont été élevés en 2007 comme en 2006,
traduisant le maintien d'une fertilisation toujours forte et sous
l'influence de conditions plus humides. Sur la période 2002-2007,
leur concentration ne montre pas d'évolution générale à la baisse.
Le secteur le plus atteint demeure celui de l'Evel. Les dépassements
du seuil de 50 mg/l restent limités dans les divers autres bassins
versants touchés. Les taux demeurent stables dans les captages d'eau
souterraine. Malgré la hausse des teneurs pour diverses eaux de
surface utilisées, aucune eau potable distribuée n'a dépassé le
plafond réglementaire de 50 mg/l, tout comme les années précédentes,
depuis 2002.
* Aux prises d'eau potable, les pesticides analysés
dans les eaux avant traitement ont dépassé le seuil de 0,1 µg/l
pour quatre substances : glyphosate et AMPA, isoproturon et diuron.
Après traitement, les eaux potables distribuées ont respecté les
normes. La conformité des eaux distribuées est quasi-totale pour
les autres paramètres, notamment microbiens (99,6 %). Le suivi effectué
dans l'Evel depuis 2002 montre le maintien d'une contamination par
une quinzaine à une vingtaine de substances, issues notamment des
cultures (céréales, maïs, légumes en particulier), malgré la baisse
de concentration de produits comme l'atrazine, désormais interdite.
* Les baignades sont affectées par la multiplication
des cyanobactéries dans les eaux douces (eutrophisation), les niveaux
de toxines dosés restant faibles cependant. En bord de mer, la presque
totalité des plages demeure en qualité bonne ou moyenne avec les
actuels critères bactériologiques.
* La qualité bactériologique des zones de conchyliculture
ou des zones de pêche à pied reste bonne ou satisfaisante
pour les moules et les huîtres, parfois médiocre pour les coquillages
fouisseurs. Mais cette qualité tend à s'éroder au fil des années.
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